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Devenir chauffeur VTC en 2026 : carte VTC, statut, plateformes — le guide complet

Conditions, examen, inscription au registre, choix du statut juridique, véhicule, assurance et plateformes : toutes les étapes et tous les coûts pour devenir chauffeur VTC en 2026, dans l'ordre.

Les conditions préalables

Avant toute démarche, vérifiez que vous remplissez les conditions de base : être titulaire du permis B depuis au moins trois ans (deux ans si vous avez suivi la conduite accompagnée), ne pas avoir de condamnation incompatible inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire, et obtenir une attestation d'aptitude physique délivrée par un médecin agréé par la préfecture.

Ces vérifications ne sont pas des formalités décoratives : elles conditionnent la délivrance de la carte professionnelle. Un retrait de permis récent ou certaines condamnations bloquent le dossier. Mieux vaut le savoir avant d'investir du temps et de l'argent dans la préparation de l'examen.

L'examen VTC : le vrai point de passage

L'accès au métier passe par un examen organisé par les chambres de métiers et de l'artisanat (CMA). L'inscription coûte environ 220 €. L'épreuve d'admissibilité couvre sept matières : réglementation du transport public particulier de personnes, gestion d'entreprise, sécurité routière, français, anglais, développement commercial et réglementation nationale spécifique aux VTC.

Suit une épreuve pratique d'admission : une mise en situation réelle de conduite avec prise en charge d'un passager, évaluée sur la qualité de conduite, la relation client et la capacité à construire un itinéraire pertinent. Le taux de réussite varie fortement selon la préparation : les candidats qui suivent une formation dédiée (comptez 300 à 800 € selon les formules, en ligne ou en présentiel) mettent toutes les chances de leur côté. Une dispense d'examen existe par ailleurs pour les conducteurs justifiant d'au moins un an d'expérience professionnelle dans le transport de personnes au cours des dix dernières années.

Une fois l'examen réussi, vous demandez votre carte professionnelle VTC à la préfecture de votre département de résidence. Comptez environ trois mois de délai et une soixantaine d'euros pour la fabrication de la carte sécurisée. Cette carte devra être apposée sur le pare-brise de votre véhicule en service.

Choisir son statut juridique

Pour exercer, il vous faut une structure. La micro-entreprise est le choix de départ le plus courant : création gratuite et rapide, comptabilité réduite, cotisations sociales d'environ 21 % calculées sur le chiffre d'affaires. Son gros défaut pour un VTC : aucune charge n'est déductible — ni la commission de la plateforme, ni le véhicule, ni le carburant — et le plafond d'environ 77 700 € de chiffre d'affaires annuel arrive vite pour un temps plein.

La société (SASU ou EURL) permet au contraire de déduire les charges réelles et de récupérer la TVA sur les frais professionnels — un avantage décisif quand on loue son véhicule. En contrepartie : des frais de création (200 à 400 €), un expert-comptable (100 à 200 € par mois) et des obligations déclaratives plus lourdes. Beaucoup de chauffeurs démarrent en micro-entreprise pour tester l'activité, puis basculent en société dès la première année. L'inverse est beaucoup plus compliqué : prenez le temps de faire ce choix sérieusement, chiffres en main.

S'inscrire au registre des VTC

Une fois la carte obtenue et le statut créé, l'inscription au registre des voitures de transport avec chauffeur (REVTC) est obligatoire. Elle se fait en ligne, coûte 170 € et doit être renouvelée tous les cinq ans. Vous devrez fournir votre carte professionnelle, un justificatif d'immatriculation de votre entreprise, la preuve d'une assurance responsabilité civile professionnelle et un justificatif de capacité financière — environ 1 500 € par véhicule, ou une garantie équivalente délivrée par un établissement financier.

Le véhicule et l'assurance

Le véhicule doit répondre aux critères réglementaires : quatre à neuf places, au moins quatre portes, et des exigences d'ancienneté et de gabarit — en règle générale moins de six ans, avec des dérogations pour les véhicules hybrides et électriques. Location longue durée avec option VTC (600 à 900 € par mois), crédit ou achat comptant : chaque formule a ses partisans, mais la LLD reste la porte d'entrée la plus fréquente, car elle lisse les coûts et inclut souvent l'entretien.

Côté assurance, la responsabilité civile professionnelle et l'assurance du véhicule couvrant le transport onéreux de personnes sont obligatoires — une assurance auto classique ne couvre pas cette activité. Comptez 250 à 400 € par mois selon votre profil, votre ancienneté de permis et votre véhicule. Rouler sans cette couverture, c'est engager votre patrimoine personnel au premier accident.

Choisir ses plateformes : la question de la commission

Votre carte en poche, votre structure créée, votre véhicule assuré : reste à trouver des courses. La plupart des chauffeurs s'inscrivent sur plusieurs applications à la fois — c'est votre droit le plus strict. Au moment de choisir, un critère écrase tous les autres sur la durée : la commission. À travail égal, une plateforme qui prélève 25 % vous laisse 75 € sur 100 € de courses ; une plateforme à 7 % vous en laisse 93.

C'est le modèle de Roulzy : une commission plafonnée à 10 % — garantie dans le code de calcul des prix, pas seulement promise — et fixée aujourd'hui à 7 %, un paiement sous 48 h et zéro frais d'inscription. Sur une course à 20 €, vous gardez 18,60 € au lieu de 15 €. Rapporté à une activité à temps plein, l'écart dépasse 4 300 € par an. Si vous lancez votre activité en 2026, faites vos calculs plateforme par plateforme avant de dépendre d'une seule application — et candidatez en dix minutes sur notre page dédiée.

Le VTC qui ne se sert pas au passage.

Commission plafonnée à 10 %, garantie dans le code. Les chauffeurs gagnent plus, les passagers paient moins.